Des mots en plein Furvent

Prog

Quoi ? un deuxième ping sans pong ? Et bien ouais, pourquoi pas. Et en plus il faudra que cela soit bref ( 200 caractères maximum )

En plus de cela c'est un ping francophone messieurs, dames. Un ping express sur un groupe et un album que j'ai découvert cette semaine.

Lazuli n'en est pas à son coup d'essai et choses rare, à souligner donc, le chant est dans la langue d'Ange. En plus du chant le groupe ne possède pas de bassiste et préfère avoir un instrument inconnu : la Léode.

Je vous laisse aller voir ce que c'est, je trouve cela génial.

Nous sommes donc ici dans un rock plutôt calme et poétique, tout en sachant se montrer menaçant quand il faut. Les morceaux s'enchainent naturellement, preuve d'une grande qualité d'écriture. L'équilibre des instruments est parfaitement trouvé et on sent que le groupe joue d'un seul corps. C'est harmonieux et chaleureux.

Délicate et envoutante, la musique de Lazuli prouve que la scène francophone a de belles pépites. Et au vue des quelques lives disponibles sur le web, ça donne envie d'aller les voir.

#Rock #Prog

Une nouvelle fois ce fut un régal pour les oreilles. Peter Gabriel sait effectivement plus que bien s'entourer. Chaque musicien/chanteur est à sa place, mêlant son art dans un savoureux mélange harmonique. La production est au top, comme toujours.

L'album est un melting-pot d'influences allant de Pink Floyd en passant par la musique celtique (coucou Ayreon). J'y retrouve également des phrasés Wilsonien par moment. Et la voix de M. Gabriel, quelle voix mes enfants. ( Allez écouter Make Tomorrow ou, sur d'autres albums, The Book of Love et Red Rain ).

Il y avait donc de quoi faire pour en tirer un ping alléchant. Et pourtant j'ai pas mal gambergé (et en écrivant ces lignes cela continue). Que mettre en avant ? La richesse musicale ? La qualité du son ? L'expérimentation s'émancipant des genres musicaux ?

Et puis merde il faut bien se lancer, alors ce sera la voix. Car effectivement sur Make Tomorrow les premières résonances d'un Peter en forme m'ont fait frémir, vibrer l'échine. À chaque fois, la même sensation, celle d'un son provenant directement de l'âme. Venant perforer toutes les carapaces, se frayant un chemin au plus profond de l'être.

Un grand, à n'en pas douter.

Ce qui nous amène donc à mon ping du jour. On est ici dans du métal, la saturation est bien présente, mais comme toujours j'aime à écouter des groupes amenant un petit surplus. Nous sommes donc ici avec un groupe dont la musique a su évoluée et atteindre un tournant plus progressif avec cet album.

Avec The Fall of Hearts, Katatonia continue son bonhomme de chemin dans un métal sombre et dépressif porté par la voix de Jonas Renkse. En revanche, le groupe vogue ici vers un terrain progressif qui n'est pas sans me déplaire.

La cohérence est de mise, le groupe travaille les ambiances et les textures sonores pour en faire ressortir l'émotion. La mélancolie peut revêtir bien des formes.

Le groupe en est d'ailleurs le spécialiste. Travailler cette facette de l'être humain, la torturer, l'analyser, la rendre plus amère ou bien plus heureuse. Il y a de quoi faire et la musique qui en ressort est d'une rare intensité.

L'album s'ouvre sur un magnifique arpèges/voix supporté par une batterie discrète. Déjà la magie opère, puis une minute plus tard la musique s'énerve, les potards sont tournés et c'est parti pour 6 minutes. Le groupe frappe fort d'entrée avec des riffs léchés, on retrouve d'ailleurs des élements de post-rock avec ces longs riffs monotonales (monotonones ? monotoniques ?).

Le deuxième morceau continue de travailler cette mélancolie, un clavier vient se greffer pour apporter une couleur différente. Viens par la suite Old Heart Falls, morceau que je trouve sublime, magnifiquement composé. J'y retrouve ici cette sensation capillaire vécue avec Peter Gabriel.

L'album déroule ainsi sa palette de tristesse, tous les morceaux abordent une nuance, le tout bien mis en valeur par un chant plus narratif que traditionnel. Le coeur de l'album possède un duo de merveilles d'écriture que sont Residual et Serac. On y retrouve l'essence même du groupe, un travail soigné sur l'atmosphère des titres, le tout avec une composition moins conventionnelle et des claviers venant soutenir cette nouvelle facette du groupe. Le travail fait sur les lignes de basse doit être souligné, tout en sobriété elles renforcent cette désolation ambiante.

Last Song Before the Fade a ce petit côté pop qui passe tout seul, le morceau défile à une vitesse folle. Ce qui contraste avec le suivant où on calme les guitares et laisse place au clavier et ses nappes envoutantes (Je ne sais pourquoi mais, j'y entends des sons d'indiens d'Amérique du Nord).

Wide Awake in Quietus vient refermer l'album avec une douceur certaine, toujours sublimée par ce clavier fort intéressant pour l'apport à la construction des textures du morceau.

Le groupe arrive à conjuguer toutes ces influences, ingurgiter son passé pour produire un album d'une très grande qualité. Et bien que leur thème principal soit la tristesse, la mélancolie on ressort de l'écoute heureux d'avoir pu s'évader ainsi. Car là est la force de leur musique, laisser divaguer le cerveau de l'auditeur dans les méandres des ténèbres, explorer divers territoire, s'imprégner de la noirceur pour rejaillir vers la lumière (Alléluia mes bien chers frères).

Et pour les avides de noirceurs, je conseille également l'album Kocytean, court car simplement un regroupement de face-B, mais terriblement efficace et représentatif du talent du groupe.

#métal #prog #atmosphérique

Bon, ça commence à se corser cette palabre musicale. Fort heureusement la règle est modulable et il est possible de s'amuser avec. Le but sous-jacent étant, par extension, de faire (re)découvrir des pépites musicales.

Alors j'ai tendu une deux oreilles attentives à ce Yes – Going for the one. Album magnifique, le morceau Awaken est un joyau d'orfevrerie créative. Ça joue, ça innove et on comprend (avec toute la discographie de Yes) au combien ce groupe est à la base de tant d'autres.

En écoutant l'album j'ai entendu du Steven Wilson (Porcupine Tree – Heartattack in a Lay by, allez savoir pourquoi) pas mal, du Haken aussi, un peu de The Flower Kings. On retrouve également le groupe cité comme influence majeure chez Dream Theater. Il y a également pas mal de points communs avec Led Zepp ou Rush, et pourtant en tendant un peu l'oreille. (ou en montant le son, de préférence) on remarque les différences caractérisant ces groupes. Et puis ça m'a rappelé un album d'Ayreon: The Theory of Everything.

Ayreon c'est encore une fois une découverte par la médiathèque. J'avais, a l'époque, été attiré par le fait qu'il y avait des parties vocales assurées par James Labries sur l'album The Human Equation. Il m'aura fallu quelques écoutes pour rentrer dans l'album, je pense que cela était notamment dû au fait que je n'avais pas l'habitude d'entendre autant de voix féminines... La jeunesse...

Ayreon est en grande partie l'oeuvre d'Arjen Anthony Lucassen, touche-à-tout Néerlandais trouvant son plaisir dans la compisition et l'écriture de concept album teintés de Science-Fiction, avec toujours un goût prononcé pour l'Opera-Rock. En fouillant la discographie du groupe je suis tombé sur des pépites (Into The Electric Castle est à écouter absolument), et puis j'ai suivi les sorties.

The Theory of Everything sort en 2013 et reprend ce qui fait la force d'Ayreon avec une parfaite maitrise dans le mélange des genres. Une synthèse de l'oeuvre du gars Lucassen.

Comme tout bon concept album (et tout album d'ailleurs) il faut écouter le tout d'un seul trait, le réécouter, s'en imprégner pour essayer de comprendre, de se persuader de ce qu' voulu faire le groupe. N'écouter qu'une poignée de morceaux n'a pas de sens, le streaming pousse cependant à cette pratique démoniaque.

Découpé en quatres parties majeures et tout un tas de pseudo-morceaux, l'écoute passe à une vitesse ahurissante. Synthés et grosses guitares viennent s'entrechoquer pour porter une narration complexe. De plus, l'ajout d'instruments celtiques n'est pas sans me déplaire. Cela ammène une profondeur à l'ensemble. Dès l'album lancé on embarque pour un voyage, les premières secondes du morceau The Theory of Everything Pt I me font tout de suite penser à Jethro Tull. Les thèmes s'entremêlent, se coupent, se croisent sans oublier de varier par moments. Les influences sont multiples, digérées à la perfection pour en sortir un album dense.

En épluchant les musiciens présents sur l'album quel ne fut pas ma surprise de voir qu'un certain Rick Wakeman était présent sur quelques titres. Finalement ce Ping n'est pas si mal que ça. Et avec un Jordan Rudess, un Keith Emerson ainsi qu'un certain Steve Hackett j'espère que le paternel va apprécier la découverte.

Bonne écoute !

#Rock #Métal #Prog

Il m'aura fallu du temps pour écrire ce Ping, non pas que la musique n'était plus présente à la maison mais, il fallait bien choisir l'album.

Talk Talk c'était pour moi un tube et c'est tout, un groupe de pop 80's comme les autres, et comme souvent j'avais tort. Tout est travaillé, rien n'est laissé au hasard. La voix d'Ollis t'envoûte et tu ne vois pas l'album défiler.

Alors il me fallait trouver un album pour la suite et je me suis alors directement dit Opeth. Mark Ollis est parti d'une pop à la mode pour faire évoluer sa musique en une expérience de minimalisme teinté de (free ?)jazz. Un changement radical qui, pour sûr, aura enterré sa carrière radiophonique, quoiqu'avec Such a Shame le gars était tranquille niveau royalties.

Opeth donc, groupe légendaire sur la scène métal mondiale. Ça vient de Suède, c'est chevelu, leur death métal est teinté d'une aura mélodique sans-égale. Des parties acoustiques absolument divines. Même monsieur Steven Wilson a produit un de leur album (Blackwater Park). En 2011 le groupe abandonne le grawl et la sursaturation et évolue vers un rock progressif teinté de 70s et d'un soupçon de jazz.

Bien que le rock façon 70s soit une mode ces temps çi Opeth bouscule son auditoire en proposant un virage à 90°. Les nappes d'orgues viennent ravir les amateurs nostalgiques de rock alors que l'absence de chant hurlé viendra entérré les fans de la première heure, rétissants au changement.

Compliqué alors de choisir un album, les réécoutes se sont enchaînées. Le jnb commençait à s'impatienter. Que de stress. Et finalement mon choix s'est posé sur Pale Communion.

L'introduction nous plonge dans un univers assez sombre, les claviers sont oppressants et on sent qu'au fond de la pièce quelque-chose nous épie sans faire un bruit, observant nos moindres mouvements. Les choeurs arrivent et tout de suite un trais de lumière vient envahir la pièce, la clarté se repend et le charme de la voix d'Akerfeldt vient nous réconforter.

Les amateurs du groupe reconnaîtrons la patte du groupe dans les riffs de guitare, les parties acoustiques (comme le morceau Elysian Woes) sont toujours aussi réussites, Opeth excelle dans ce domaine. Un morceau comme Moon Above, Sun Below montre relativement bien la palette artistique du groupe. Des riffs bien tranchants (avec sur ce titre une petite touche de Riverside) laissant place à de somptueux arpèges et un solo d'une intense virtuosité.

On part ensuite dans un univers bien plus funk avec le titre Goblin. Le clavier est à l'honneur et l'ambiance créée ici fonctionne à merveille. On remue son postérieur sans trop d'effort. Un petit bijou au niveau de la construction rythmique et des variations sur les phrases musicales.

Pour la fin de l'album un orchestre à corde vient se joindre au groupe, la magie opère comme toujours et l'atmosphère qui s'était éclairci depuis le début de l'album retombe maintenant dans cette légère tension, un peu malsaine même.

Pour ceux voulant découvrir le passé du group je vous conseille l'album Blackwater Park et Ghost Reveries, deux bijoux mélant la brutalité du death métal, la complexité de la musique progressive et la douceur des passages acoustiques. Et pour les plus réfractaires aux chant hurlé il y a Damnation, réel précurseur du Opeth d'aujourd'hui.

#Rock #Métal #Prog

À ouais Led Zepp, grande écoute. Tu sens bien à l'écoute toutes les influences venant parfumer leur musique. En avance sur leur temps ? Certainement.

Pour ma part je repars dans mes années scooter, fendant la bise à 50km/h sur mon fidèle destrier – une sacrée bête – pour me rendre à la médiathèque la plus proche. Ça c'était avant l’avènement d'Internet à très grande vitesse, j'étais encore jeune et à 60ko/s le téléchargement était une épreuve. En fait non, j'en entends déjà un me dire que lui c'était Napster et StreamRipper avec le vieux modem 56k, ses bruits étranges, oui monsieur je vous entends.

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