Des mots en plein Furvent

Rock

Quoi ? un deuxième ping sans pong ? Et bien ouais, pourquoi pas. Et en plus il faudra que cela soit bref ( 200 caractères maximum )

En plus de cela c'est un ping francophone messieurs, dames. Un ping express sur un groupe et un album que j'ai découvert cette semaine.

Lazuli n'en est pas à son coup d'essai et choses rare, à souligner donc, le chant est dans la langue d'Ange. En plus du chant le groupe ne possède pas de bassiste et préfère avoir un instrument inconnu : la Léode.

Je vous laisse aller voir ce que c'est, je trouve cela génial.

Nous sommes donc ici dans un rock plutôt calme et poétique, tout en sachant se montrer menaçant quand il faut. Les morceaux s'enchainent naturellement, preuve d'une grande qualité d'écriture. L'équilibre des instruments est parfaitement trouvé et on sent que le groupe joue d'un seul corps. C'est harmonieux et chaleureux.

Délicate et envoutante, la musique de Lazuli prouve que la scène francophone a de belles pépites. Et au vue des quelques lives disponibles sur le web, ça donne envie d'aller les voir.

#Rock #Prog

Bon, ça commence à se corser cette palabre musicale. Fort heureusement la règle est modulable et il est possible de s'amuser avec. Le but sous-jacent étant, par extension, de faire (re)découvrir des pépites musicales.

Alors j'ai tendu une deux oreilles attentives à ce Yes – Going for the one. Album magnifique, le morceau Awaken est un joyau d'orfevrerie créative. Ça joue, ça innove et on comprend (avec toute la discographie de Yes) au combien ce groupe est à la base de tant d'autres.

En écoutant l'album j'ai entendu du Steven Wilson (Porcupine Tree – Heartattack in a Lay by, allez savoir pourquoi) pas mal, du Haken aussi, un peu de The Flower Kings. On retrouve également le groupe cité comme influence majeure chez Dream Theater. Il y a également pas mal de points communs avec Led Zepp ou Rush, et pourtant en tendant un peu l'oreille. (ou en montant le son, de préférence) on remarque les différences caractérisant ces groupes. Et puis ça m'a rappelé un album d'Ayreon: The Theory of Everything.

Ayreon c'est encore une fois une découverte par la médiathèque. J'avais, a l'époque, été attiré par le fait qu'il y avait des parties vocales assurées par James Labries sur l'album The Human Equation. Il m'aura fallu quelques écoutes pour rentrer dans l'album, je pense que cela était notamment dû au fait que je n'avais pas l'habitude d'entendre autant de voix féminines... La jeunesse...

Ayreon est en grande partie l'oeuvre d'Arjen Anthony Lucassen, touche-à-tout Néerlandais trouvant son plaisir dans la compisition et l'écriture de concept album teintés de Science-Fiction, avec toujours un goût prononcé pour l'Opera-Rock. En fouillant la discographie du groupe je suis tombé sur des pépites (Into The Electric Castle est à écouter absolument), et puis j'ai suivi les sorties.

The Theory of Everything sort en 2013 et reprend ce qui fait la force d'Ayreon avec une parfaite maitrise dans le mélange des genres. Une synthèse de l'oeuvre du gars Lucassen.

Comme tout bon concept album (et tout album d'ailleurs) il faut écouter le tout d'un seul trait, le réécouter, s'en imprégner pour essayer de comprendre, de se persuader de ce qu' voulu faire le groupe. N'écouter qu'une poignée de morceaux n'a pas de sens, le streaming pousse cependant à cette pratique démoniaque.

Découpé en quatres parties majeures et tout un tas de pseudo-morceaux, l'écoute passe à une vitesse ahurissante. Synthés et grosses guitares viennent s'entrechoquer pour porter une narration complexe. De plus, l'ajout d'instruments celtiques n'est pas sans me déplaire. Cela ammène une profondeur à l'ensemble. Dès l'album lancé on embarque pour un voyage, les premières secondes du morceau The Theory of Everything Pt I me font tout de suite penser à Jethro Tull. Les thèmes s'entremêlent, se coupent, se croisent sans oublier de varier par moments. Les influences sont multiples, digérées à la perfection pour en sortir un album dense.

En épluchant les musiciens présents sur l'album quel ne fut pas ma surprise de voir qu'un certain Rick Wakeman était présent sur quelques titres. Finalement ce Ping n'est pas si mal que ça. Et avec un Jordan Rudess, un Keith Emerson ainsi qu'un certain Steve Hackett j'espère que le paternel va apprécier la découverte.

Bonne écoute !

#Rock #Métal #Prog

Il m'aura fallu du temps pour écrire ce Ping, non pas que la musique n'était plus présente à la maison mais, il fallait bien choisir l'album.

Talk Talk c'était pour moi un tube et c'est tout, un groupe de pop 80's comme les autres, et comme souvent j'avais tort. Tout est travaillé, rien n'est laissé au hasard. La voix d'Ollis t'envoûte et tu ne vois pas l'album défiler.

Alors il me fallait trouver un album pour la suite et je me suis alors directement dit Opeth. Mark Ollis est parti d'une pop à la mode pour faire évoluer sa musique en une expérience de minimalisme teinté de (free ?)jazz. Un changement radical qui, pour sûr, aura enterré sa carrière radiophonique, quoiqu'avec Such a Shame le gars était tranquille niveau royalties.

Opeth donc, groupe légendaire sur la scène métal mondiale. Ça vient de Suède, c'est chevelu, leur death métal est teinté d'une aura mélodique sans-égale. Des parties acoustiques absolument divines. Même monsieur Steven Wilson a produit un de leur album (Blackwater Park). En 2011 le groupe abandonne le grawl et la sursaturation et évolue vers un rock progressif teinté de 70s et d'un soupçon de jazz.

Bien que le rock façon 70s soit une mode ces temps çi Opeth bouscule son auditoire en proposant un virage à 90°. Les nappes d'orgues viennent ravir les amateurs nostalgiques de rock alors que l'absence de chant hurlé viendra entérré les fans de la première heure, rétissants au changement.

Compliqué alors de choisir un album, les réécoutes se sont enchaînées. Le jnb commençait à s'impatienter. Que de stress. Et finalement mon choix s'est posé sur Pale Communion.

L'introduction nous plonge dans un univers assez sombre, les claviers sont oppressants et on sent qu'au fond de la pièce quelque-chose nous épie sans faire un bruit, observant nos moindres mouvements. Les choeurs arrivent et tout de suite un trais de lumière vient envahir la pièce, la clarté se repend et le charme de la voix d'Akerfeldt vient nous réconforter.

Les amateurs du groupe reconnaîtrons la patte du groupe dans les riffs de guitare, les parties acoustiques (comme le morceau Elysian Woes) sont toujours aussi réussites, Opeth excelle dans ce domaine. Un morceau comme Moon Above, Sun Below montre relativement bien la palette artistique du groupe. Des riffs bien tranchants (avec sur ce titre une petite touche de Riverside) laissant place à de somptueux arpèges et un solo d'une intense virtuosité.

On part ensuite dans un univers bien plus funk avec le titre Goblin. Le clavier est à l'honneur et l'ambiance créée ici fonctionne à merveille. On remue son postérieur sans trop d'effort. Un petit bijou au niveau de la construction rythmique et des variations sur les phrases musicales.

Pour la fin de l'album un orchestre à corde vient se joindre au groupe, la magie opère comme toujours et l'atmosphère qui s'était éclairci depuis le début de l'album retombe maintenant dans cette légère tension, un peu malsaine même.

Pour ceux voulant découvrir le passé du group je vous conseille l'album Blackwater Park et Ghost Reveries, deux bijoux mélant la brutalité du death métal, la complexité de la musique progressive et la douceur des passages acoustiques. Et pour les plus réfractaires aux chant hurlé il y a Damnation, réel précurseur du Opeth d'aujourd'hui.

#Rock #Métal #Prog

À ouais Led Zepp, grande écoute. Tu sens bien à l'écoute toutes les influences venant parfumer leur musique. En avance sur leur temps ? Certainement.

Pour ma part je repars dans mes années scooter, fendant la bise à 50km/h sur mon fidèle destrier – une sacrée bête – pour me rendre à la médiathèque la plus proche. Ça c'était avant l’avènement d'Internet à très grande vitesse, j'étais encore jeune et à 60ko/s le téléchargement était une épreuve. En fait non, j'en entends déjà un me dire que lui c'était Napster et StreamRipper avec le vieux modem 56k, ses bruits étranges, oui monsieur je vous entends.

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Il faut que je vous raconte une histoire d'ailleurs. Lorsque j'étais petit il y avait un jeu avant de passer à table le soir. La musique est sacrée à la maison et je pense que s'il avait pu laisser tourner la chaîne hi-fi la nuit mon père l'aurait fait cependant ma mère devait avoir posé des limites pour ce grand enfant.

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