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from jnb

Pong musical : Peter Gabriel – Ovo : The Millenium Show

Il a raison le gars au furvent plein la tête : si la finalité de la musique est de vous emmener en voyage (et ça l'est certainement), alors le voyage proposé par le Hidden Orchestra est un bien beau périple.

Ça sent effectivement la forêt avec tous ces oiseaux qui pépient, qui volent autour de toi, on les entend, on les voit, on pourrait presque les toucher tant ils sont présents. Il y a aussi des traversées de ruisseaux, les batteries dessinent le paysage, tantôt dense, tantôt plus aéré, on sent la chaleur, la moiteur ambiante.

Pour ma part j'étais en Amazonie, là où personne n'a jamais mis les pieds, la forêt primaire, papillons de couleurs, oiseaux éclatants, mille paires d'yeux qui t'épient, cachées dans les arbres, j'ai grimpé des pentes abruptes, m'accrochant aux troncs recouverts d'une toison épaisse et humide, j'ai traversé des clairières sous un soleil éclaboussant de lumières irisées, j'ai descendu des fleuves immenses, pleins d'une eau boueuse et de poissons qui n'attendaient que le moment où mes doigts chercheraient la fraîcheur pour me déguster les phalanges, j'ai aussi couru par moments, poursuivi par des félins noirs et gracieux.... 

…..bref, en ces temps de restrictions de déplacement, j'ai niqué le Covid en voyageant bien plus que si j'avais pris trois avions, trente six bus déglingués, et quatre bateaux/barques rouillés prêts à sombrer.... En conclusion : jolie découverte. J'ai beaucoup aimé les deux batteries, tout le travail sur le Son (voir plus loin), la structure des morceaux qui est parfaite. Et quelques autres petites choses.

En musique il y a les notes, et puis il y a quelque chose qui titille toujours l'oreille du musicien : le Son. Sa texture, sa forme, sa vie propre, ses évolutions. Pourquoi écouter, jusqu'à l'obsession parfois, le même artiste, le même album si ce n'est pour le Son ?

Il y a un musicien qui est très fort dans ce domaine. Toujours plus ou moins entouré par les mêmes copains : l'immense arachnéen bassiste spécialiste du Chapman Stick, j'ai nommé Mr Tony Levin himself, avec à ses côtés le discret architecte de la guitare, David Rhodes, à la batterie Manu Katché ou Ged Lynch, styles différents, efficacité comparable et aux claviers David Sancious.
Ces musiciens là ne vous proposent pas de solo virtuose pour vous montrer à quel point ils sont forts et rapides. Non. Chaque note est au service du morceau, juste placée là où elle doit se situer dans le cosmos. Avec le Son qui va le mieux à ce moment précis. Quand les morceaux sont construits comme ça par le Maître du Jeu, il n'y a rien à rajouter.

Bon, vous avez reconnu Mr Peter Gabriel, (c'était facile, c'était dans le titre). Qui aime aussi bien le son le plus torturé par tout plein d'effets que la flûte en bois à deux trous jouée par trois type au fin fond d'un désert quelconque, mais bon, c'est un de ces trois type qu'il ira chercher pour l'emmener en tournée mondiale devant des fans conquis d'avance et en attente de la première note du concert pour sentir les poils du bras qui se dressent, je le sais, j'ai fait trois fois l'expérience, et à chaque fois le phénomène se produit...

Peter Gabriel était là dans la période la plus créatrice de Genesis, et puis il s'en est allé pour construire une discographie qui mérite le respect. Ce n'est pas du pur rock, c'est pas du progressif, c’est pas de la pop, mais c'est toujours beau et efficace. Petite coquetterie du monsieur : ses quatre premiers album n'ont pas de nom... Les trois suivant sont So, Us et Up. Économe le garçon... Ovo est un projet pour l'inauguration du Dôme Du Millenaire de Londres.

Pourquoi ai-je choisi OVO pour ce Pong ? Allez écouter The Man Who Loved The Earth/The Hand That Sold Shadows et vous comprendrez... (S'il est avare de lettres pour les noms des albums, il ne l'est pas pour les titres de morceaux.)

OVO, donc, commence par l'aube, le soleil se lève, gros son de basse continue, je crois que je pourrais écouter une seule note en basse continue comme ça pendant des heures, claviers aux sonorités mixées/malaxées, des cordes, une voix ouatée, une flûte vient annoncer le lever du jour, des basses qui deviennent encore plus basses et c'est parti pour un voyage dans le Son : on va rencontrer plein d'instruments, plein d'atmosphères, plein de pureté musicale, bref que des bonnes choses génératrices de litres et de litres d'endorphines diverses et pas avariées, pour se terminer par un long morceau d'une efficacité plus que certaine, plus que redoutable, une efficacité qui vous fait vivre ces dernières notes de cordes avec un immense regret : le regret que ce soit déjà terminé. Mais pendant votre voyage vous allez découvrir quelques perles et pépites. Make Tomorrow, le dernier morceau, est au niveau du Chef d'Oeuvre, mais auparavant il y a de très belles découvertes à faire. Bonne écoute.

Ah, j'allais oublier : pendant mon tour en Amazonie, contrairement au Gars Plein De Furvent Dans La Tête, j'ai gardé mon pantalon et ma chemise. Trop de bébêtes étranges qui piquent et après ça gratte salement. Pas l'endroit où gambader tout nu...

 
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from Des mots en plein Furvent

Toujours un régal de découvrir les pongs du vieux chevelu, un plaisir auditif à chaque écoute. Il faut dire que le gars en connaît un rayon niveau rock.

Une encyclopédie, avec des pages déchirées encore vierges, pouvant vous sortir tout un tas d'infos sur un album, un groupe, un morceau.

La musique est une religion, la seule, l'unique même. Elle s'apprécie en prenant le temps de déplier les couches d'écritures superposées par les groupes. Elle s'appréhende et s'adapte différemment selon l'endroit et le moment de l'écoute. Métamorphe, elle évolue même avec le temps, sachant révéler ses secrets, ses joyaux à quiconque souhaite les découvrir.

Avec Quadrophenia The Who signe un album d'une grande richesse, doté d'une qualité sonore ahurissante pour l'époque. Un grand plaisir auditif, une nouvelle fois.

Le groupe enchaîne et, après Tommy et Who's Next, propose une nouvelle fois quelque-chose de fort. L'écriture de Townshend est magistrale et ses trois comparses lui rendent bien, se donnant au maximum et faisant ainsi état de tout leur talent.

Dès les premières secondes on est happé dans l'univers de l'album, les vagues au loin annoncent un périple musicale riche et conceptuel. The Real Me ammorce l'album à fond la caisse, on est dans le rock, le vrai. De l'énergie, du groove.

Et que dire de l'ultime morceau, Love, Reign O'er Me, avec sa palette émotionnelle complète, son orchestration magistrale et la voix, quelle voix, de Daltrey. Le voyage se termine, le chemin fut parcouru avec plaisir, une nouvelle fois.

Il fallait donc trouver une réponse à ce pong, facile car dès les premières secondes de l'album (0:57) exactement avec l'arrivée des cuivres de Entwistle la réponse était là, évidente pour mon petit cerveau : Beep Box de Snarky Puppy.

Alors quoi ? J'allais proposer à l'écoute un album du groupe ? Non, bien trop facile et puis le vieux les connaît déjà par coeur. Alors j'ai réécouté une nouvelle fois Beep Box et là l'idée a germé, l'association parait limpide alors c'est parti.

Aujourd'hui je propose comme ping musical un album live :
Live at Attenborough Centre for the Creative Arts par Hidden Orchestra.

Au revoir le rock et bonjour au jazz, trip-hop. Le groupe tourne autour du multi-instrumentiste, compositeur et producteur Joe Acheson et possède la caractéristique d'avoir deux batteurs en live.

Le groupe évolue dans un style particulier, un mélange de trip-hop, jazz, sonorités ethniques et musique progressive. Le tout est magnifié par un rapport à la nature qui me touche énormément.

En écoutant ces morceaux je me vois me balader nu en foret, dans un champ de blé, esquissant des sourires alors que les épis me chatouillent les ********. Je m'emporte.

Le groupe développe donc un style propre, léger, subtile, comme une légère brise venant délicatement nous envelopper. On peut ressentir des émotions comme la tristesse, la colère parfois mais, le plus souvent, l'émerveillement, la naïveté et la joie sont celles qui transpirent le plus dans ces morceaux.

L'album live est intéressant, car il fait le tour de leur discographie et dès les premières secondes nous sommes envoûtés par ces pépiements, le ton est menaçant et l'arrivée des cuivres vient éclaircir ce ciel bien trop sombre au regard de ce que je viens de dire plus tôt. Hypnotiques ces lignes de cuivres, un piano se pose délicatement dessus, libre comme l'air, frais.

Dust me fait instinctivement penser au thème des films de James Bond, Stone me renvoie à Berry Weight. Wingbeats doit certainement être un de mes morceaux préférés, tout style confondu. Je trouve l'écriture d'une fluidité rare, d'une beauté onirique absolument sublime. La construction du morceau est magistrale, nous emmenant dans un voyage, survolant les plaines, les forets, les rivières, les villes.

Spoken a un petit côté arabisant qui n'est pas sans me déplaire, et Antiphon amorce la fermeture du bal avec cette fois une petite virée asiatique.

Un gros pari donc, car le style musical n'est que peu connu pour le vieux à trois lettres, et deux jambes, enfin oui et non, bref le vieux quoi. J'espère le secouer un petit peu, le pousser en dehors de sa zone de confort, faire se connecter les synapses, il n'y a pas d'âge pour découvrir de nouvelles choses.

 
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from jnb

Pong Musical : The Who – Quadrophenia

Bon, quelques précisions sur ce Ping-Pong Musical : c'est extrêmement facile, mais c'est pas facile du tout... Comment ça je suis pas clair ? Mais il faut être patient un peu... Je m'explique : c'est facile parce qu'à l'écoute d'Ayreon, dont je vais vous parler bientôt, une foultitude, si si ça se dit, une foultidude , donc, d' associations possibles se sont mises en place. Mais là où c'est difficile, c'est qu'il faut n'en choisir qu'une... Et ça, ça veut dire que je ne vais pas pouvoir vous parler de tous les albums qui sont venus dans ma petite cervelle. Enfin, ils y étaient déjà auparavant, c'est plutôt qu'ils ont refait leur apparition.

Et ça c'est un mystère : tout à coup un son, un instrument, un accord, un coup de caisse claire, et c'est tout un morceau, voire un album, qui t'obsède à nouveau; parfois c'est difficile de retrouver le morceau, c'est ce qui m'est arrivé avec « Yes – Going For The One », j'ai peiné pour retrouver ces trois petites notes de guitare cachées par Opeth... Mais là pas du tout, le lien était évident...

Mais parlons plutôt d' « Ayreon – The Theory Of Everything » : Et bien c'est pas un batard le batave !! Ouaip, je sais, c'est facile... L'océan pour commencer, une basse au médiator, et puis la simplicité : voix (et quelle voix)/guitare acoustique, et puis l'arrivée d'une voix féminine (et quelle voix) et le piège se referme !! La flûte à la Jethro Tull, et puis un bon vieux synthé analogique, et à partir de là ça vient de partout, instruments, voix, ambiances, styles, sonorités... tout frôle la perfection.

Et le gars qui a du Furvent plein la tête a sacrément raison: ça s'écoute d'une traite. Il FAUT l'écouter d'une traite. D'ailleurs je ne vois pas trop où on pourrait avoir envie d'arrêter... Le problème, c'est qu'arrivé au terme de ce voyage on a forcément envie de refaire le chemin. Personnellement je l'ai fait au moins une fois chaque soir depuis le Ping du 15 juin. Et souvent deux fois parce que c'est pas facile de résister...

Bon, cette fois ci l'accouchement a été très facile : le Pong est arrivé aussi vite qu'un prématuré de 6 mois ½... Quand j'ai lu le mot Opéra Rock, euh...deux mots en fait, bref Opéra Rock a allumé une petite lumière en moi. Et puis je me suis installé, casque sur la tête, et histoire de laisser toute la place à la musique, rien à l'intérieur : le vide total, neurones au repos, quoiqu'un peu frétillants, prêts à bondir, à mettre en route la machine à endorphines. Et à la troisième seconde je savais quel serait le sujet de ce Pong : « The Who – Quadrophénia  ».

En général, quand vous associez Opéra Rock et les Who, un réflexe Pavlovien des personnes de ma génération provoque la réponse : « Tommy ». M'ouais... et bien Tommy m'a déçu. Pas l'album, avec d'excellents morceaux, mais j'ai commis l'erreur d'aller voir le film sorti en 1975, avec des invités comme Clapton, Tina Turner, Elton John... Je ne me souviens même plus si on entendait de la musique : c'était une histoire faiblarde qui ressemblait à du grand guignol... Non, pour moi « Tommy » n'arrive pas à la cheville, bon, ok, au genou, de « Quadrophénia ».

« Quadrophénia » c'est un déferlement : ça commence par l'Océan, les principaux thèmes sont évoqués et puis : un déferlement de batterie, déroulements de toms, crashs de cymbales, une basse très musicale, une voix puissante, et une guitare qui découpe le tout avec des accords/coups de scalpels. Et puis des cordes, des nappes de synthé, des cuivres, des choeurs.... Le batteur, c'est Keith Moon, grand destructeur de sets de batterie, jeu unique, c'est lui le déferleur en chef, mais, quand tu écoutes bien, il laisse toujours la place aux trois autres, en fait il remplit les espaces vides.. Mort de ses excès à 32 ans. Bassiste nommé John Entwistle, jeu très harmonique, c'est quasiment lui qui se charge de la mélodie. Roger Daltrey : voix puissante, claire. Beau gosse, roi du lancé/rattrapé de micro. Et Pete Townsend : guitariste/ compositeur, roi de l'accord/coup de fouet, lui aussi destructeur de guitare en fin de concert, bondissant devant ses amplis, un peu agité le gars, mais capable de te sortir des parties acoustiques dignes de Jimmy Page.

« Quadrophenia » c'est aussi un excellent son : on est en 1973, rien à voir avec les sons fluets de « Tommy » quatre ans plus tôt. La musique a pris de l'ampleur. Même si c'est acide, coupant, sec, c'est aussi chaleureux, moelleux, équilibré. Autant dans « Tommy » tu as encore quatre musiciens côte à côte, là tu as un objet, un ensemble. Avant tu avais les ingrédients, là tu as le gâteau... La pochette du vinyle était superbe, photos en noir et blanc, trés jolies, avec un livret énorme, qualité du carton et du papier bien supérieure à la moyenne. Bon album, vraiment, à écouter en entier pour pouvoir arriver au « Love Reign O'er Me » final, monstrueux, libérateur...

Si cet album vous laisse de marbre, il ne vous reste plus qu'à aller consulter pour un trouble de la perception ou une absence d'émotion révélant une personnalité psychotique... Enfin c'est mon humble avis. Bonne écoute.

 
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from Des mots en plein Furvent

Bon, ça commence à se corser cette palabre musicale. Fort heureusement la règle est modulable et il est possible de s'amuser avec. Le but sous-jacent étant, par extension, de faire (re)découvrir des pépites musicales.

Alors j'ai tendu une deux oreilles attentives à ce Yes – Going for the one. Album magnifique, le morceau Awaken est un joyau d'orfevrerie créative. Ça joue, ça innove et on comprend (avec toute la discographie de Yes) au combien ce groupe est à la base de tant d'autres.

En écoutant l'album j'ai entendu du Steven Wilson (Porcupine Tree – Heartattack in a Lay by, allez savoir pourquoi) pas mal, du Haken aussi, un peu de The Flower Kings. On retrouve également le groupe cité comme influence majeure chez Dream Theater. Il y a également pas mal de points communs avec Led Zepp ou Rush, et pourtant en tendant un peu l'oreille. (ou en montant le son, de préférence) on remarque les différences caractérisant ces groupes. Et puis ça m'a rappelé un album d'Ayreon: The Theory of Everything.

Ayreon c'est encore une fois une découverte par la médiathèque. J'avais, a l'époque, été attiré par le fait qu'il y avait des parties vocales assurées par James Labries sur l'album The Human Equation. Il m'aura fallu quelques écoutes pour rentrer dans l'album, je pense que cela était notamment dû au fait que je n'avais pas l'habitude d'entendre autant de voix féminines... La jeunesse...

Ayreon est en grande partie l'oeuvre d'Arjen Anthony Lucassen, touche-à-tout Néerlandais trouvant son plaisir dans la compisition et l'écriture de concept album teintés de Science-Fiction, avec toujours un goût prononcé pour l'Opera-Rock. En fouillant la discographie du groupe je suis tombé sur des pépites (Into The Electric Castle est à écouter absolument), et puis j'ai suivi les sorties.

The Theory of Everything sort en 2013 et reprend ce qui fait la force d'Ayreon avec une parfaite maitrise dans le mélange des genres. Une synthèse de l'oeuvre du gars Lucassen.

Comme tout bon concept album (et tout album d'ailleurs) il faut écouter le tout d'un seul trait, le réécouter, s'en imprégner pour essayer de comprendre, de se persuader de ce qu' voulu faire le groupe. N'écouter qu'une poignée de morceaux n'a pas de sens, le streaming pousse cependant à cette pratique démoniaque.

Découpé en quatres parties majeures et tout un tas de pseudo-morceaux, l'écoute passe à une vitesse ahurissante. Synthés et grosses guitares viennent s'entrechoquer pour porter une narration complexe. De plus, l'ajout d'instruments celtiques n'est pas sans me déplaire. Cela ammène une profondeur à l'ensemble. Dès l'album lancé on embarque pour un voyage, les premières secondes du morceau The Theory of Everything Pt I me font tout de suite penser à Jethro Tull. Les thèmes s'entremêlent, se coupent, se croisent sans oublier de varier par moments. Les influences sont multiples, digérées à la perfection pour en sortir un album dense.

En épluchant les musiciens présents sur l'album quel ne fut pas ma surprise de voir qu'un certain Rick Wakeman était présent sur quelques titres. Finalement ce Ping n'est pas si mal que ça. Et avec un Jordan Rudess, un Keith Emerson ainsi qu'un certain Steve Hackett j'espère que le paternel va apprécier la découverte.

Bonne écoute !

#Rock #Métal #Prog

 
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from jnb

Pong Musical : Yes – Going For The One

Bon, les, non, LA Règle du Ping Pong Musical est d'associer . Là j'ai eu du mal. J'ai découvert Opeth, et j'ai vraiment adoré, j'y ai retrouvé plein d'influences surprenantes, ou plutôt plein d'associations sont arrivées dans mes neurones musicaux : pour les parties vocales et les chœurs j'y ai entendu CSN&Y, les arpèges m'ont parlé de Genesis jeune, des guitares m'ont fait penser que le Six Degrees de Dream Theater... était un excellent album.

Ça c'est pour les plus faciles. Mais aux environs d'une minute et cinquante secondes de Cups Of Eternity, loin derrière, tout au fond du mixage j'ai entendu trois notes de guitare, bends ou autre technique, mais j'étais certain de retrouver la même sonorité dans un autre morceau. Persuadé de retrouver rapidement le morceau de Genesis : Supper's Ready dans Foxtrot , je me suis retrouvé un brin à côté de la plaque. C'était pas ça. Pink Floyd ? Dans Echoes on retrouve des corbeaux, là ça fait plutôt penser à la mouette... Bref pour trouver mon association j'allais galérer...

J'ai passé plusieurs jours avec cette énigme en tête. J'ai pensé à Kansas, à Rush, et à plein d'autres. Juste un petit peu agacé... Et puis je sais pas comment la solution m'est apparue, descendant du ciel sur un nuage tiré par dix-sept licornes chevauchées par des goblins (clin d'oeil). Non, je déconne, ça s'est passé plus simplement : la solution était dans Going For The One, de Yes, un des meilleurs groupes de progressif dans les années 70 !!!

Huitième album de Yes, juste après une autre pépite qu'est Relayer, avec The Gates Of Delirium, (long) morceau époustouflant à l'intérieur duquel on retrouve une partie qui se nomme « Soon », petite merveille à écouter, réécouter, et plus encore si affinités, Going For The One commence avec Going The One : les vocaux s’entremêlent, la guitare tricote bien, la basse est présente et les claviers vont et viennent. C'est du Yes, pas de doute, plus pêchu que d'habitude, mais c'est du Yes, peut-être un peu plus abordable. Avec Turn Of The Century on se calme tout de suite avec une intro Voix/Guitare acoustique, puis la basse et les claviers vont faire un petit lit moelleux, et quand tu crois que c'est terminé le piano arrive calmement, fait monter la tension, et on repart pour un tour entre vocaux et guitare typiquement dans le style de Steve Howe et une fin toute douce. Parralels débute lui avec les grandes orgues, et tous les instruments se font une petite chevauchée, voix de Jon Anderson idem. Fin de la première face du vinyle.

On repart avec Wonderous Stories, morceau où on peut visiter les empilements de canons de voix, technique particulièrement maîtrisée par Anderson et Chris Squire, Bassiste de haut niveau. Et on arrive à la pièce maîtresse de l'album, un morceau emblématique de Yes : Awaken. 15 minutes 30 de bonheur.

Le piano attaque une intro où Wakeman montre qu'il n'est pas simplement un Merlin l'enchanteur au longs cheveux blonds . Chant, puis guitare et on rentre dans le thème : on dirait que les voix empilent des couches de mélodies pendant que les instruments soutiennent le tout. Et puis au bout de 6 mns 30 on débouche dans une vaste plaine ou une flûte appelle. Les claviers tentent une approche, construisent à leur tout des couches, les chœurs sont en arrière plan, des percus et une harpe donnent la direction , la voix s'élance, la guitare suit, le clavier vient donner encore plus de puissance, et miracle, vers 13 mns 20 on peut entendre les notes de guitare responsables de cette association Opeth/Yes que je trouve très pertinente. Enfin, sans parti pris de ma part... Encore un peu de promenade et le voyage s'achève . J'espère que vous vous êtes bien promenés et que le paysage était joli.

 
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from Des mots en plein Furvent

Ce billet fut écrit en écoutant Calligla's Horse – The Tempest

Chaude journée hier, lourde même. La pluie s'est fait attendre toute l'après-midi. Un air chaud et humide venant te faire transpirer juste ce qu'il faut, une simple goutte coulant le long du dos.

20h, le vent se lève, Sud-ouest, les bruissements se font entendre au loin. C'est drôle tout de même cette atmosphère particulière qu'à un orage arrivant. Tu le ressens dans l'air, les arbres te le disent et le vent se forme, tourbillonne et vient te caresser les guiboles. Il arrive.

Le fond de l'air se rafraichit, et tout d'un coup ça tombe. De la bonne pluie, directe, franche. Le clapotis de l'eau heurtant le tuffeau produit ce son apaisant tant apprécié. En tendant l'oreille tu peux même entendre les lignes électriques commencer à frétiller.

Là sur la terrasse, tu fixes le ciel. Des nuances de bleu apparaissent, le gris vient s'y mêler et au milieu, sporadiquement, les éclairs emplissent le ciel. Des traits de lumière puis un bruit.
Les lignes ne sont jamais les même, rarement droites d'ailleurs, libres et anarchiques. Elles se baladent dans le ciel, annonçant le chaos.

Une fois l'orage passé, tu le regardes au loin, entendant le tonnerre s'en aller gronder plus loin. Le vent a tourné, Sud Sud-est, étrange.

Et puis tu le sens, cette odeur si particulière... Pétrichor.

#Journal

 
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from Des mots en plein Furvent

Il m'aura fallu du temps pour écrire ce Ping, non pas que la musique n'était plus présente à la maison mais, il fallait bien choisir l'album.

Talk Talk c'était pour moi un tube et c'est tout, un groupe de pop 80's comme les autres, et comme souvent j'avais tort. Tout est travaillé, rien n'est laissé au hasard. La voix d'Ollis t'envoûte et tu ne vois pas l'album défiler.

Alors il me fallait trouver un album pour la suite et je me suis alors directement dit Opeth. Mark Ollis est parti d'une pop à la mode pour faire évoluer sa musique en une expérience de minimalisme teinté de (free ?)jazz. Un changement radical qui, pour sûr, aura enterré sa carrière radiophonique, quoiqu'avec Such a Shame le gars était tranquille niveau royalties.

Opeth donc, groupe légendaire sur la scène métal mondiale. Ça vient de Suède, c'est chevelu, leur death métal est teinté d'une aura mélodique sans-égale. Des parties acoustiques absolument divines. Même monsieur Steven Wilson a produit un de leur album (Blackwater Park). En 2011 le groupe abandonne le grawl et la sursaturation et évolue vers un rock progressif teinté de 70s et d'un soupçon de jazz.

Bien que le rock façon 70s soit une mode ces temps çi Opeth bouscule son auditoire en proposant un virage à 90°. Les nappes d'orgues viennent ravir les amateurs nostalgiques de rock alors que l'absence de chant hurlé viendra entérré les fans de la première heure, rétissants au changement.

Compliqué alors de choisir un album, les réécoutes se sont enchaînées. Le jnb commençait à s'impatienter. Que de stress. Et finalement mon choix s'est posé sur Pale Communion.

L'introduction nous plonge dans un univers assez sombre, les claviers sont oppressants et on sent qu'au fond de la pièce quelque-chose nous épie sans faire un bruit, observant nos moindres mouvements. Les choeurs arrivent et tout de suite un trais de lumière vient envahir la pièce, la clarté se repend et le charme de la voix d'Akerfeldt vient nous réconforter.

Les amateurs du groupe reconnaîtrons la patte du groupe dans les riffs de guitare, les parties acoustiques (comme le morceau Elysian Woes) sont toujours aussi réussites, Opeth excelle dans ce domaine. Un morceau comme Moon Above, Sun Below montre relativement bien la palette artistique du groupe. Des riffs bien tranchants (avec sur ce titre une petite touche de Riverside) laissant place à de somptueux arpèges et un solo d'une intense virtuosité.

On part ensuite dans un univers bien plus funk avec le titre Goblin. Le clavier est à l'honneur et l'ambiance créée ici fonctionne à merveille. On remue son postérieur sans trop d'effort. Un petit bijou au niveau de la construction rythmique et des variations sur les phrases musicales.

Pour la fin de l'album un orchestre à corde vient se joindre au groupe, la magie opère comme toujours et l'atmosphère qui s'était éclairci depuis le début de l'album retombe maintenant dans cette légère tension, un peu malsaine même.

Pour ceux voulant découvrir le passé du group je vous conseille l'album Blackwater Park et Ghost Reveries, deux bijoux mélant la brutalité du death métal, la complexité de la musique progressive et la douceur des passages acoustiques. Et pour les plus réfractaires aux chant hurlé il y a Damnation, réel précurseur du Opeth d'aujourd'hui.

#Rock #Métal #Prog

 
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from Des mots en plein Furvent

Billet faisant partie de la série #LaMémoireDesAutres

Parfois il faut avoir des idées un peu folles pour travailler avec des personnes malades de la mémoire, de démences. Leurs repères en sont perturbés et la façon de les aborder peut paraître parfois étrange et dénoué de toute logique alors qu'il y a bien souvent un sens.

Il faut souvent savoir manipuler la réalité, s'adapter à la leur – la seule qui compte – et avancer doucement pour que le trouble ne fasse pas plus de mal que de bien, un équilibre instable, un effet papillon.

Alors une idée a germé au sein de l'équipe, une idée un peu folle, semblant même complètement irréelle. C'est ainsi que le Macumba est né.

Le Macumba est le bar de l'unité, et quand je vous dis bar je vous dis bien bar, avec tout ce qui va avec. Ainsi nous avons une pancarte avec le nom du bar, un comptoir, des tabourets, une carte des boissons et des plats et, pour les plus téméraires, de la fausse monnaie.

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Le plus compliqué dans une aventure comme celle-ci n'est pas de l'annoncer et l'utiliser avec les résidents. Leur monde est tellement déformé qu'ils n'y voient aucun problème à ce que le barman vienne tout juste de les aider à se laver et s'habiller pour ensuite aller leur payer un coup. Là où la pilule est plus dure à avaler c'est pour les familles. La maladie emporte leur proche peu à peu et il est difficile d'accepter que la personne évolue alors dans une trajectoire de vie totalement différente de ce qu'elle était il y a encore quelques années.

Alors il faut montrer, expliquer, que derrière ce geste qu'ils ne comprennent pas il y a des soignants qui ont pensé la chose et que l'objectif premier est de procurer du plaisir, et des moments de détentes aux résidents. Des sourires, des rires et des routines qui viendront offrir un point d'ancrage à ce cerveau malade, un repère pour avancer, ou du moins ne pas tomber trop vite. Cela peut paraître insignifiant et pourtant, à force de répéter tous les jours :

Viens au Macumba pour le petit-déjeuner, il y a tous ce qu'il faut.

Les effets sont là et le résident viendra tous les matins s'accouder au comptoir pour prendre son petit-déjeuner. À pousser la chose il passera même derrière le bar pour se resservir, servir les autres, vivre.

Le bar permet également de maintenir leur autonomie dans l'alimentation. Des tartines sont à disposition au comptoir toute la journée. La personne marche, les prend au passage, puis reprend la route en mangeant. Des verres d'eau, sirop, jus sont également à disposition. Il faut bien comprendre que les repas dans l'unité sont anarchiques. Obliger une personne à s'asseoir avec les autres, attendre le service, manger avec des couverts, j'appelle cela de la maltraitance.

La personne démente – ce n'est pas une généralité, certaines aiment manger à table – n'en a que faire des règles de société qu'elle devait sûrement appliquer avant. Alors un repas dans l'unité c'est un bonheur anarchique donc. Il y a des gens à table mangeant avec des couverts, des personnes mangeant avant tout le monde, le repas servit d'un coup, des gens mangeant à plusieurs tables, au bar, en marchant, avec les mains.

Et au beau milieu de cela, il y a le Macumba, le bar fictif, le phare accueillant les résidents pour le petit-dej, pour un petit verre (la carte a plusieurs choix, dont la sélection du jour qui en général marche pas mal du tout). L'endroit où les personnes se rencontrent, oubliant l'espace d'un instant leur solitude commune.

C'est fou de voir comment une chose banale peut s'avérer géniale. Les résidents accrochent, des échanges bourgeonnent, se développent, et il y a même J. qui s'empare subitement du pichet pour se servir et demander aux autres s'ils veulent également un coup. Vous vous rendez compte ? Une personne qui, s'il était seul chez lui, ne se laverait pas, ne changerait pas de vêtement, ne pourrait même pas se faire à manger. Et là il dépasse son enveloppe pour s'ouvrir au autre dans un bref moment.

Le Macumba est lancé.

Et si jamais l'envie vous prend de monter le vôtre, ce n'est pas bien difficile et c'est une aventure folle.

#AideSoignant #EHPAD #LaMémoireDesAutres

 
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from jnb

Le cerveau peut jouer des tours, enfin le mien me joue des tours. Quand mes yeux se sont posés sur le Ark – Ark du Gars qui a des mots en plein furvent, et bien mon cerveau a tilté Talk Talk. Bon, j'ai des circonstances atténuantes, non ? Outre la répétition, il y a quand même dans les huit lettres de Talk Talk quatre que l'on retrouve dans Ark Ark. Et je vous parle même pas de leur place.

Mais le sujet de ce Pong n'est pas mon cerveau. Quoique ce soit très intéressant. Enfin à mon avis...

Ark : c'est vrai que les musiciens en ont sous le pied. La partie batterie/percus du premier morceau te cueille à froid, le refrain du second t'emporte, le type de morceau qui a tout pour devenir un hymne, avec le troisième morceau tu as déjà visité assez de paysages musicaux pour ravir tes oreilles... C'est à la fois joli et puissant. Merci pour la découverte.

Donc : Talk Talk. Un leader/chanteur habité, accroché à son micro, lunettes noires, le regard rivé à ses chaussures, aucune présence scénique, mais le chant te prend au fond des tripes, là où se cachent les pires sensations douloureuses de ta vie, toutes les fois où tu as été seul, rejeté et humilié. Pas un adepte du deux couplets, un refrain, un couplet, solo ou pont, refrain, bonsoir madame, 3 minutes pour la radio. Non non, le gars Mark Hollis, décédé il y a peu, est un adepte du Son, de la Note Exacte au Bon Endroit, du Silence, de la Basse Qui Ouvre Les Portes Du Fond De Ton Ventre (voir un peu plus haut), de la Batterie Pas Binaire.

Talk Talk, en trois albums, est passé d'une pop originale à une musique minimale, flirtant avec le jazz, un sabordage commercial très efficace. J'ai découvert le groupe un samedi soir de 1984 grâce à un concert diffusé dans « Les enfants du Rock », émission présentée par Antoine de Caunes. Un batteur, deux percussionnistes, deux claviers, un guitariste, un bassiste et le chanteur. Beaucoup de monde sur scène, une composition très épurée , chaque son à sa place, tout est au service de l'émotion que met Mark Hollis dans chaque morceau. L'interprétation de « Renée », la plainte, la douleur qui sort du chant me déchirent à chaque fois. « Tomorrow Started » n'est pas loin derrière... Je suppose que l'album «It's My Life» sera trop marqué pop pour certains, que « Spirit Of Eden » sera trop minimaliste pour d'autres, alors je vais parler de « Colour Of Spring », album de la transition.

Ça commence par une batterie, puis quelques notes de basse, accords de piano, chant, puis nappes de synthés, petites notes de guitare, chœurs d'enfants, contrebasse. J'aime bien l'écouter au casque, il y a toujours des petits collages musicaux, cachés ça et là, bien agréables à découvrir. Puis vient « I Don't Believe You » : tempo lent, voix hypnotique, économie de moyens, mais terriblement efficace. Ensuite un morceau construit autour d'un ostinato de 8 notes de piano nommé « Life's What You Make It », peut-être le plus classique dans sa construction. Ce qui n'est pas le cas de « April 5th », tout dans la retenue, le minimum d'effets pour le maximum d'efficacité. Arrivé au milieu de l'album, « Living In An Another World » tombe à pic pour ceux qui ont besoin d'un peu de rythme pour s'agiter les neurones, avec une partie d'harmonica bien sympa. « Give It Up », j'aime particulièrement les claviers genre Hammond qui remplissent l'oreille de bonheur. « Chameleon Day » : 3'20. La durée idéale pour la radio FM. Mais là il n'y avait aucune chance que ça passe. Pourtant c'est bourré d'émotion. Mais il faut choisir à qui tu fais écouter, c'est pas d'un abord des plus faciles. L'album se termine par « Time It's Time » avec des chœurs d'adultes dont les parties s’empilent les unes sur les autres pour laisser la place à une flûte qui va doucement clore ces 45 minutes de voyage chez Mark Hollis. Pour moi, c'est un très bon album. À vous de vous faire votre propre opinion. Que je suis bien curieux de connaître.

 
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from jnb

En réponse à Ping musical : Toto – Mindfield

La pochette : c'est vrai que de ce côté là Toto avait fait fort. Un objet qui se déplie encore et encore... Bon album, dans le Top 3 de Toto, c'est certain, mais le Top 1 c'est à coup sûr « Kingdom Of Desire ». Un album qui débute par un « Gypsy Train » lancé à fond les manettes et qui se clôt avec un instrumental ahurissant nommé « Jack To The Bone », rempli de très bons morceaux, avec des guitares plus Rock que d'habitude.

Bon, mais je ne suis pas là pour parler de Toto...

Donc le but de ce Ping-Pong c'est de faire des associations. Alors si tu me parles de pochette, moi je pense à celle du Led Zeppelin III. Bon, en Cd je sais pas, mais la pochette du vinyle s'ouvrait, comme beaucoup d'autres albums, pour laisser place à des créations visuelles, photos, titres des morceaux ou paroles et plus si affinités, mais la partie gauche de cet album-ci comportait un disque cartonné à l’intérieur, qui, en tournant, faisait apparaître des dessins et photos dans les onze cercles troués, dont pas deux de la même taille, pourquoi faire simple quand on peu faire compliqué...
De quoi passer des heures à regarder en passant des heures à écouter. Écouter ? C'est pour ça qu'on est là, non ? Alors c'est parti :

Çà commence fort avec « Immigrant song » : un rythme qui pulse, la voix très très haut perchée de Robert Plant qui redonne un peu d'énergie en plus, bien qu'on soit pas dans le besoin de ce côté-là. On enchaîne « Friends » avec des cordes aux sonorités qui préludent à celles qui seront reprises plus tard avec « Kashmir » dans « Physical Graffiti ». Une petite transition avec un synthé pour relier les deux morceaux, et on se retrouve déjà dans « Celebration Day », des guitares et une basse entremêlées. Le temps passe vite. Et là on arrive à un Blues avec une petite guitare très gentille....mais ça ne va pas durer : « Since I've Been Loving You ». Grand morceau. Un de mes préférés. Léger et lourd comme le Blues. On termine la première face du vinyle tranquillement avec « Out On The Tiles », juste le temps de se remettre de « Since I've Been Loving You » qu'il faut se relever pour changer la galette de côté.

Guitares acoustiques pour introduire « Gallows Pole », voix de Plant toujours magique, arrivée de mandolines, basse qui gronde, batterie qui suit. Là encore ça pulse, c'est imparable : vous bougez ce que vous voulez, ou juste ce que vous pouvez, mais vous êtes obligés de bouger sur ce titre, pas possible autrement. Une petite douceur avec « Tangerine » : début à la douze cordes, ça sent le slow langoureux … On reste dans le domaine acoustique tranquille avec « That's The Way » . Suit « Bron-Y-Aur Stomp » : on est loin du cliché Led Zep groupe de Hard et de Heavy. Non mon gars, Led Zep c'est beaucoup de morceaux acoustiques où l'on voit qu'on est en présence de sacrés musicos. On termine l'album avec une bizarrerie nommée « Hats Off To Roy Harper » : une slide acoustique avec Plant qui passe sa voix dans des boites à effet qui lui collent un vibrato (ou alors c'est lui tout seul??) venu du fond de la cave. Et c'est déjà fini...

Au total ? Pas de tube méga super connu à la « Stairway To Heaven » ou « Kashmir », juste un très bon album, avec différentes atmosphères. Et c'est ça qu'on aime, non ?

 
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