Musique de saison, spectre auditif sur mesure.

Quoi de mieux que de plonger dans une nouvelle saison avec trois albums représentatifs de cette dernière.

Printemps

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Il fait beau, ou presque, le vert reprend ses droits sur les paysages. Une saison qui redonne de la vie.

Et avec ça le groupe Amarok vien de sortir son dernier album Hope. Un titre qui fait du bien, et un album riche qui réserve son lot de surprises.

On Becoming d’House of Waters, histoire de se poser après une bonne journée dehors.

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En ces temps climatiquement chamboulés, voire météorologiquement perturbés, pour ne pas dire retournés, et même tourneboulés, qui peut encore dire quand est le Printemps ? Le 20 mars ? Vraiment ? Sérieusement ? En fait c’est pour ça que je propose trois albums pour le printemps au mois d’avril parce qu’il n’y a plus de saisons ma bonne dame…

Dire Straits. 1978

Le printemps c’est frais, léger, fleuri, odorant, vert dans plein de nuances, quoique bizarrement un peu nostalgique parfois. Mais c’est quand même léger, sautillant. Et moi, tous ces mots passés dans le mixeur 10 secondes, et ben ça m’évoque le premier album de Dire Straits. 1978. Pleine vague punk. Ça pogotte dans tous les sens. Ou alors ça s’avachit devant des tonnes de synthés et des solos (solis) de Fender interminables (mais pas forcement minables pour autant). Bref, cet album fut une bouffée d’air bien frais. Son de Stratocaster bien clean, plein d’écho et de reverb, batterie légère comme c’était pas possible en 1978, basse ronde comme on les aime. Phrasé entre le chant et une histoire qu’on te raconte au coin d’un comptoir, un demi devant toi. Je sais pas qui a décidé que « Sultans Of Swing » était le meilleur morceau de l’album… Franchement, les huit autres sont du même niveau.

JJ Cale – Closer To You

Là on change de couleur. Plus de vert. Rien que des tons allant du brun à l’ocre rouge, en passant par le mordoré et l’ocre. Ça sent le désert du Mojave, le Nouveau Mexique… Le gars JJ Cale et un pur produit de Tulsa. Enfin,ça c’est ce que je croyais… JJ Cale est bien l’inventeur du Tulsa Sound, ou du style Laid Back, ça c ‘est bien vrai, mais Tulsa est une ville de l’Oklahoma, donc plutôt la plaine et la culture du maïs. Sais pas pourquoi, parfois je me fais des idées… Mais ce dont je suis certain, c’est que Dire Straits a écouté JJ Cale. « Closer To You » est un album de 1994. C’est un cousin du premier album de Dire Straits. Pour ne pas être surpris et se prendre la tête avec des mini jacks mal sans doute enfoncés, il est bon de savoir que JJ Cale mixe étrangement : les solos de guitare ne sont pas mis en avant, mais derrière la rythmique… Les chœurs sont aussi à l’arrière arrière plan…

Eric Clapton – 461 Ocean Boulevard

Et qui dit JJ Cale, dit Clapton : parce que Clapton, en reprenant « Cocaïne » et « After Midnight », entre autres, a bien rendu hommage au gars JJ et lui a permis quelques rentrées d’argent bien frais… Un disque tout en légèreté, en retenue. « Better Make It Through Today » est d’une beauté à tomber par terre. Morceaux Blues pour la plupart, avec beaucoup de Slide, mais aussi « I Shot The Sheriff » écrit par Bob Marley. « Please Be With Me » est un des premiers morceaux que le Furventesque a écouté à l’air libre, en sortant quelques minutes de couveuse, posé sur le torse de son père, qui lui disait que la vie était difficile, mais parfois belle, et en écoutant ce morceau avec lui j’avais l’impression que ça serait plus facile pour lui une fois retourné dans la couveuse, et peut-être que ça l’était, qui peut savoir…
Et le titre du morceau était important. En tous cas, moi c’est un album qui me fait du bien.

Hiver

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L’hiver il fait froid alors direction la Pologne pour trois albums ou presque.

Bonus: Are You There - Michał Łapaj

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Bon, techniquement le solstice d’hiver c’est le 22 décembre. J’avais pourtant dans l’idée que c’était plutôt le 21… Mais j’avais tort. Ce qui me donne raison quant à la date choisie pour parler de mes trois albums pour l’hiver…

Ma première idée était « Even In The Quietest Moments » de Supertramp. À cause de la couverture, bien évidemment. Ce beau piano noir, recouvert de neige dans un paysage de montagnes toutes blanches. J’ai pas creusé plus loin, mais peut-être que le cliché a été pris un 22 décembre ? Et pourquoi pas ? En tous cas c’est bien plus probable qu’un 21 juin, jour du solstice d’été. À moins que ce ne soit le 22…. J’ai réécouté. Pas certain de vous transporter jusqu’à la montagne…

Alors j’ai fait plus simple :

Tout d’abord « I/O », dernier album de Peter Gabriel. Accompagné de Tony Lévin, David Rhodes et Manu Katché… Album qui va m’occuper plus d’une saison…. C’est tout simplement magistral. Parfait. Excellentissime.

Et comme pour moi l’hiver est synonyme de chaleur, de douceur, d’albums aussi chauds qu’une couverture sur les épaules, un bon thé à la main, en regardant la danse sans cesse renouvelée de flammes qui font crépiter le bois, avec les volets fermés et une lumière bien douce, et bien à cause de tout ça à la fois, je vous propose deux albums aux voix et guitares chaleureuses.

« Silver and Gold » du Loner, accompagné de pointures du moelleux, avec le grand et regretté Ben Keith à la Pedal Steel, et Linda Ronstadt et Emmylou Harris aux chœurs sur un morceau. Mention spéciale pour « Without Rings » avec une jolie voix profonde peu utilisée par le jeune homme. Une version apaisée du Loner.

« Looking Forward » de « C,S,N & Y ». Quelqu’un de moins délicat que moi dirait : Putain, quelles voix !!! Oui, mais voilà, moi je suis délicat, alors je le dis pas. Ou alors juste dans ma tête… Bon, certain que certains (ça marche pas avec sur que surs…) vont se demander pourquoi cet album ? C’est pas le plus connu, voire même c’est le plus méconnu, mais c’est pas moins bon pour autant. Prenez quatre voix qui ont assurément été faites pour chanter ensemble, rajoutez quelques musiciens/pointures de studio, des ingénieurs du son sachant ingénier, secouez le tout délicatement, laissez reposer quelques minutes, et dégustez….

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